PARIS, 23 décembre, Reuters (extrait) - Henri Emmanuelli, qui a démissionné de ses mandats de député et de président du conseil général des Landes après le rejet de son pourvoi en cassation dans l'affaire Urba, déplore le manque de solidarité collective du Parti socialiste.
"Au tout début de cette affaire, en 1992, la justice a fait le choix d'attaquer un homme et non une institution. Je continue à penser que, si l'ensemble des dirigeants socialistes s'était alors levé pour revendiquer une responsabilité collective, le cours de la justice aurait été tout différent", déclare-t-il dans une interview publiée mercredi dans le Nouvel Observateur.
"Le PS est mon parti, ma famille. Je connais d'expérience ses rares moments de grandeur et ses nombreuses faiblesses", souligne l'ancien trésorier du parti.
Henri Emmanuelli avait été condamné en mars 1996 à 18 mois de prison avec sursis, 30.000 francs d'amende et deux ans de privation des droits civiques, ce qui entraîne la déchéance des mandats électifs, dans le volet sarthois de l'affaire Urba sur le financement illicite du PS.
La CFTC désapprouve le projet Aubry sur les 35 heures
PARIS, 23 décembre, Reuters (extrait) - Dans un communiqué rendant compte d'une récente réunion de son conseil confédéral, la CFTC estime que le texte du gouvernement ne répond pas suffisamment à l'objectif du plein emploi et ne laisse pas assez d'espace à la négociation.
"Le Conseil confédéral de la CFTC désapprouve le projet de loi Aubry dans la forme retenue par le Conseil des ministres. Ce projet ne répond pas aux priorités de la CFTC", écrit-elle.
Souhaitant que la négociation "trouve toute sa place dans le processus", elle revient sur les questions salariales, déjà soulevées par d'autres syndicats, qui redoutent une perte du pouvoir d'achat des salariés.
Jean-Louis Debré s'en prend à Jospin sur l'immigration
PARIS, 22 décembre, Reuters (extrait)- Jean-Louis Debré a déclaré lundi qu'en promettant la fin des charters lors de son voyage au Mali, Jospin avait fait "tomber le masque" et prouvé qu'il n'avait pas l'intention de lutter contre l'immigration irrégulière.
"M. Jospin n'a pas l'intention de faire partir de France les personnes qui s'y trouvent en violation des règles sur l'entrée et le séjour des étrangers", a déclaré sur France Info l'ancien ministre RPR de l'Intérieur, auteur de la loi d'avril dernier revue et corrigée par le nouveau gouvernement socialiste.
Pour Jean-Louis Debré, le Premier ministre "annonce sans équivoque possible qu'être en situation irrégulière en France n'est pas un délit malgré les dispositions de la loi".
"Ainsi, le masque tombe définitivement. Le gouvernement de M. Jospin, les socialistes n'ont plus la volonté de lutter contre l'immigration irrégulière. Il a fallu que M. Jospin aille au Mali pour qu'on en ait la confirmation", a-t-il ajouté.
Interpellé dimanche à l'Assemblée nationale de Bamako sur la question de l'immigration, Lionel Jospin avait promis des procédures "plus humaines" que celle des "charters" inauguré en 1986 pour renvoyer dans leur pays les immigrés maliens en situation irrégulière.
Charles Millon, député UDF et président du conseil régional Rhône-Alpes, a accusé dimanche soir le Premier ministre de "jouer avec le feu" et de faire le lit du Front national en suscitant "un appel d'air au profit de l'immigration clandestine".