|
Il pleut, et la plage se vide. Où irons-nous, tout est mouillé? Plus d'horizon, plus de voiliers. La digue elle-même est livide. Sommes-nous encor condamnés Au loto, au thé citronné, A la fadeur des petits fours, Aux palabres, aux calembours? Seul, sur le livre ouvert du quai Dont l'averse tourne les pages, Navré de devoir s'embarquer, Les yeux à terre, un marin passe. |