Contribution 2
Danone, Marks et Spencer, fonctionnaires, C.E.S… mêmes combats.
Patrick SZYDLOWKI - LP Armentières Eiffel

Le groupe Danone fait des profits mais il supprime des emplois.
Chez Marks et Spencer, afin de pouvoir garantir aux actionnaires un niveau élevé de rendement à leurs actions, on jette les salariés à la rue.
Dans nos établissements scolaires, on restructure également et ce sont les enseignants, les atoss, les précaires (C.E.S, emplois jeunes…) qui en font les frais.
C’est partout le même type d’organisation sociale qui prévaut et qui érige la précarité et la flexibilité en système. Et peu importe le coût social de ce mode de gestion ; il ne doit plus exister à terme aucun « archaïsme », c’est-à-dire aucune référence à aucune idée d’emploi stable, payé de manière décente et pour lequel les salariés ne seraient pas obligés de sacrifier leur santé physique et morale.
C’est ainsi que de plus en plus d’enseignants se voient déplacés, contre leur volonté, parce que l’Education Nationale a décidé de réaliser des économies d’échelles en supprimant des options, des classes, des sections. Les réformes quant à elles conçues sur ce même modèle ont les effets néfastes attendus sur la perte des emplois, les contenus de formation au rabais, le réaménagement du temps de travail : travailler plus au moindre coût.
On supprime aussi dans bon nombre d’établissements des postes d’atoss pour les redéployer ailleurs, on « liquide » les précaires… N’oublions pas que les personnels atoss se sont vus imposés l’annualisation de leur temps de travail… on en mesure aujourd’hui les conséquences.
Dans ce contexte, le rectorat a décidé de supprimer un poste d’atoss au Lycée Eiffel d’Armentières et de « liquider » 25 contrats emplois solidarité. L’administration du Lycée peut bien afficher l’indignation, que vaut-elle devant l’absence totale d’action pour s’y opposer ?
L’Assemblée générale des personnels réunie le vendredi 13 avril a décidé de commencer sa mobilisation sous forme de grève reconductible dès le 7 mai avec A.G. et actions sur les revendications suivantes : refus de la suppression du poste d’atoss ; refus de la «  liquidation » de 25 C.E.S. ;
Transformation de tous les C.E.S du lycée en emplois statutaires avec maintien des personnels en place.
La Cgt a déposé un préavis de grève pour la période du 3 au 7 mai.
Créer les convergences entre les salariés, refuser la précarisation des emplois érigée en modèle social, satisfaire les intérêts collectifs des travailleurs…
C’est le sens du combat qui justifie l’action à Armentières. Une revendication que tous les établissements peuvent porter : obtenir la création de nouveaux emplois stables.