Déclaration du SDEN-CGT

Intervention de Luc Briatte membre de la commission exécutive du Sden.
Comité technique paritaire du 18 janvier 2001

Le ministère de l’Education nationale, a récemment fait connaître la dotation des moyens attribuée à l’Académie de Lille pour la rentrée 2001. Une fois de plus, notre région est l’une des plus touchée.
Pour rappel, depuis 1998, nous avons subi 411 retraits de postes dans le second degré pour une baisse de la population scolaire de 20 942 élèves.
Pour rappel également, dans son journal « Fenêtres sur le XXIème siècle » de janvier 2000, le Rectorat précisait :
* que les taux de réussite scolaire demeuraient inférieurs à la moyenne nationale de 9 points en ce qui concerne l’évaluation des acquis en mathématiques et français pour les classes de 6e ;
* que l’Académie se plaçait au 21e rang sur 26 quant au taux de réussite au baccalauréat toutes séries confondues ;
* que l’Académie se plaçait au 14e rang en ce qui concerne l’effectif moyen en collège, au 23e rang pour le cycle professionnel, au 24e rang pour le second cycle général et technologique ; que l’encadrement de l’Académie était en dessous des moyennes nationales (nombre d’enseignants pour 100 élèves) ; au 25e rang pour le second degré.
Pour rappel également, c’est l’Académie de Lille qui, compte tenu de la situation sociale de la région, comprend le plus d’établissements classés en Zep de tout le pays.
Dans ce contexte, les suppressions successives de postes continuent d’handicaper l’avenir des jeunes ; elles ne traduisent pas la volonté politique d’améliorer la situation économique et sociale du Nord.
Les retraits d’emplois portent essentiellement sur le 1er degré et les collèges. Dans les collèges, là où sont posés avec plus d’acuité les problèmes d’échec scolaire, les questions d’orientation, les questions de violence, la situation ne pourra que s’aggraver.
Le Sden Cgt constate que l’Etat applique une politique continue de marginalisation de notre région en matière d’éducation.
Le Sden Cgt appelle les personnels à se mobiliser les 3 et 9 février afin d’obtenir une dotation de moyens équitable pour la rentrée prochaine.