Contribution orale au Congrès de la Ferc du 14.11.2000. Gabriella Marongiu

Emplois jeunes pas précaires ?

Cette contribution au débat du congrès de la Ferc (Fédération de la Recherche et de la Culture) est la réponse directe à l’intervention d’un camarade des M.J.C. qui pense que les emplois jeunes ne sont pas des contrats précaires.

Ce qui fonde la précarité, c’est la crédibilité économique d’un emploi. A l’éducation nationale, la précarité des aides éducateurs se décline sous différentes formes : droits syndicaux bafoués, contrats à durée déterminée, poly activité, non respect des missions pour lesquelles ils ont été recrutés, salaires bloqués pendant 5 ans…

La question clé est bien celle de l’avenir des aides éducateurs ; d’ailleurs, le ministère de l’éducation nationale oblige les syndicats à dissocier la discussion sur la pérennisation des personnes et sur celle des postes.

La pérennisation des personnes sur les postes actuels, pose problème compte tenu des missions confiées. Les emplois actuels ne sont que très rarement des nouveaux métiers (sauf peut-être pour tout ce qui touche aux nouvelles technologies), et ils sont encore moins de vrais emplois ! La Cgt qui s’est battue contre la polyvalence dans de nombreux secteurs peut-elle l’accepter dans l’éducation ?

Tous les emplois jeunes sont en droit d’exiger un emploi permanent dans la fonction publique : ils concourent à des missions de service public dans tous les secteurs où ils ont été employés. Bien que le traitement des emplois jeunes soit différent selon les secteurs, les conditions de travail aussi, il s’agit bien d’emplois précaires. L’Etat ne se donne pas les moyens de créer des emplois de fonctionnaires avec des garanties statutaires, salariales…

Combien de salariés sont victimes de la précarité ? Que se soit par le biais des C.D.D., du temps partiel imposé, des vacations, mais aussi de contrats free lance ?

Au-delà d’un collectif de la Ferc, il est aujourd’hui urgent de créer un outil transversal et confédéral, un collectif confédéral qui prenne en charge cette question et qui permette de lutter efficacement contre cette nouvelle forme de salariat.