SDEN-CGT déclaration du 30 mai 2001

Les réunions du groupe départemental de réflexion censées définir les critères d'attribution des postes MI/SE dans les collèges n'ont fait que gérer la pénurie.
Il n'y aura pas, dans de nombreux établissements, d'amélioration de l'encadrement éducatif.
La loi de finances 2001 ne comporte d'ailleurs pas ligne budgétaire à ce titre.
L'absence d'emplois entrave les missions d'encadrement, de surveillance des MI-SE, attaque les garanties statutaires.
Nous dénonçons en effet :

- La non prise en compte du rythme de vie de l'étudiant surveillant (découpage illégal de l'emploi du temps, emploi du temps non négocié préalablement…).

- Des dépassements de l'horaire maxima de service défini par la circulaire n°IV 68-381 du 1er octobre 1968 (qui indique que le service horaire doit être au maximum de 32 heures par semaine), alors que les négociations sur la réduction du temps de travail devraient inciter à l'amélioration des conditions de travail et d'étude des étudiants surveillants.

- Le recrutement de MI-SE de plus en plus souvent à mi-temps.

- Le recours de plus fréquent à l'emploi d'étudiants post-licence afin d'assurer d'éventuels remplacements de professeurs absents.
Dans le même temps, certains droits sont contestés, voire bafoués :

- Non respect des journées de préparation aux examens.

- Pressions quant à l'utilisation des mandats syndicaux.

Le SDEN-CGT condamne les recrutements des MI-SE qui ne sont pas basés exclusivement sur les critères sociaux, tel que le prévoit leur statut.

Concernant les CPE, 12 créations sont prévues dans le département du Nord. Celles-ci ne feront pas diminuer, de manière significative, le pourcentage d'élèves ne bénéficiant pas de l'encadrement d'un CPE (ou CE).
Rappelons qu'il y a dans les collèges du département du Nord 1 CPE (ou CE) pour 561 élèves, que 28 collèges (dont 7 en REP), soit 13,59% n'ont pas de CPE. Cela représente 11,71% des effectifs soit 12700 collégiens.
L'intérêt des élèves et celui des personnels se conjugue et se confond.
Nous revendiquons : 1 CPE pour 250 élèves, une réduction du temps de travail créatrice d'emplois (30 heures par semaine), ainsi que l'arrêt du recours aux personnels précaires.
D'ici 5 ans, le nombre de départs en retraite sera très important, le peu de prévoyance actuelle dans le recrutement conjugué à la maîtrise des dépenses et au dogme du gel de l'emploi public, laisse présager un développement massif de la précarité.
Le SDEN-CGT a bien d'autres ambitions pour l'encadrement éducatif de ses jeunes et cela passe par la création d'emplois statutaires.
Rappelons enfin que si le SDEN-CGT participe bien aux différents groupes de travail, il n'accompagne évidemment pas les différentes mesures prises actuellement.