Edito du 21 Août 2001

 

Quelles perspectives d’avancées nous réserve donc cette nouvelle année scolaire.

Les textes parus en juin dans le Bulletin Officiel sur la mise en œuvre toujours plus concrète des réformes méritent une lecture approfondie. Sur le terrain, les personnels jugeront de leur pertinence en confrontant les objectifs de formation avec les besoins réels des jeunes qui leur sont confiés, en estimant aussi les dégâts opérés sur les conditions de travail .
Certains programmes toilettés comme en philosophie illustrent la conception utilitariste qui peut être fait de la « culture » à des fins d’intégration idéologique contraires au développement de la personnalité. Certaines épreuves d’examen reflètent par ailleurs un certain « laisser-aller » quant à la qualité des sujets et la rédaction des questions posées cf. en art plastique—académie de Lyon.. L’année dernière des enseignants en collège dénonçaient à juste titre la médiocrité de certaines épreuves et leur évaluation laxiste…
La conception productiviste de la formation rabougrit, entrave le développement normal des individus. L’Ecole ne peut pas être au service d’objectifs marchands, économiques. Même si l’environnement implique une réflexion sur le choix des formations, le rapport Emploi/qualification ne saurait aboutir à l’aliénation d’un salarié à des objectifs qui l’effacent.
Quelle formation pour les jeunes et les travailleurs ? Pourquoi ? C’est sans doute une question qui se pose de façon de plus en plus criante. Les assises pour l’Ecole qui se déroulent en novembre à Montreuil, permettront des échanges sans doute fructueux entre les salariés des diverses branches professionnelles, qui se situeront comme parents, comme travailleurs, et syndiqués.
Autour des questions répétitives de l’amélioration des conditions de travail, de la rémunération, de la résorption réelle de la précarité, nous aurons à nous investir ensemble dans une démarche revendicative précise et incisive qui ne fait pas l’économie de l’action collective… Nos congrès, celui de l’Unsen, celui du sden courant 2002 devront être l’occasion de sortir de tous les flous : définir des orientations qui font changer, cela implique bien évidemment la participation de tous en référence à son quotidien et à ses ambitions….
Oui, inscrivons cette année, dans des perspectives réelles d’avancées.