Entrevue au Rectorat
ACTION DU 27/09/2001
COMPTE-RENDU DE REUNION

Le 27 septembre, 150 aides éducateurs se rassemblaient devant le Rectorat à l'appel conjoint de la Ferc Cgt, le Sgen Cfdt, Force Ouvrière et la Fsu., (Snuipp et Snes).
22 % observaient un mouvement de grève !
Une délégation était accueillie par le Responsable de la cellule emploi jeune M. Ponthieux, M. Michaux Directeur de la D.F.E.I, Mme Pavot Directrice du cabinet du Recteur. La Cgt était représentée par Gabriella Marongiu secrétaire du Sden Cgt et Carole Gruzon Aide Éducatrice au Collège de Mons en Baroeul Rabelais.

Les positions portées par la Cgt :
Refus de reconduire un dispositif d'emplois précaires,
Exigence d'application des textes en vigueur, (cf. B.O.),
Protection des aides éducateurs et droits nouveaux à conquérir,
Titularisation sur des emplois clairement identifiés pour les aides éducateurs qui le souhaitent.

Les déclarations du Rectorat, nos analyses, nos revendications.
Si le Rectorat affirme sa " volonté " qu'il n'y ait pas d'aides éducateurs au chômage à la fin des contrats, ses accords avec Manpower, dans le cadre des partenariats avec les entreprises nous interrogent : nous ne considérons pas que les intérims soit une proposition d'emploi stable.

Le Rectorat devrait mettre en œuvre les textes ministériels concernant la validation des acquis professionnels dès leur parution. Compte tenu de la polyactivité, des " fonctions de bouche-trou " et la substitution à certains emplois publics : qu'est-ce qui sera pris en compte et comment ?

Actuellement, le Rectorat ne remplace pas les départs. Il explique cette politique par une volonté de réflexion sur l'implantation des emplois, s'offre l'opportunité de rééquilibrer certaines situations, affirme qu'il ne s'agit pas de redéploiement.

Le Rectorat a fait le choix de faire assurer les pré-recrutements par l'A.N.P.E. Dès le 1 er octobre, il va mettre 4 " plate-forme de professionnalisation " : Lille Métropole, littoral, sud du département, bassin minier. Elles seraient animées par des conseillers emploi, des professionnels de l'ANPE (détachés au Rectorat). Tous les A.E. vont être contactés à un entretien " individualisé " pour " faire le point " avec un conseiller emploi + une personne de la mission d'insertion, un chef d'établissement et l'administrateur du bassin. Ces 4 personnes recevront-elles 1 500 personnes en entretien individuel ?

La formation
Nous doutons que cette volonté de proximité règle les problèmes rencontrés par les jeunes. Le catalogue de formation ne répond pas toujours à leur attente et les jeunes se trouvent enfermés par ce choix limité. Les formations longues et coûteuses ne sont pas accessibles. D'autre part, le Rectorat refuse d'agréer des projets de formation car il considère que ces derniers ne sont pas des projets professionnels valides. Les A.E. ne peuvent donc pas décider de leur avenir, seul le Rectorat pourrait décider de la pertinence de ces projets.

Nous revendiquons que les aides éducateurs aient le droit d'opter pour la formation de leur choix ; nous exigeons que le volume horaire ne soit pas un frein à la validation des projets y compris pour les projets coûteux. Il y a de toute évidence conflit d'intérêt entre les salariés et l'employeur. Quel chef d'établissement est disposé à laisser partir en formation 15 heures par semaine un personnel utile à la vie de l'établissement ? Nous avons demandé au Rectorat de s'investir et de faire respecter les volontés ministérielles, notamment celles du BO. d'octobre 1999 et de juillet 2000 dont l'esprit était clairement de faire de la formation une priorité.

La C.G.T s'inquiète de l'incapacité et du manque de volonté du Rectorat pour faire respecter les textes officiels. La substitution d'emplois, le non respect des droits des personnels sont " légion ". Malgré les nombreuses interventions syndicales, il reste des zones de non-droit. Des élus au conseil académique ont avoué lors de cette entrevue qu'ils ne recevaient pas les convocations. Elles sont en fait adressées au chef d'établissement qui ne les communiquent pas... Cela en dit long sur la considération et le respect des droits syndicaux et des personnes.

Il faut Continuer à construire des mobilisations de plus en plus fortes pour qu'en juin 2003 les aides éducateurs ne soient pas au chômage et que ce dispositif dit d'insertion professionnelle soit remplacé par de vrais emplois publics stables répondant aux besoins diversifiés du système éducatif.