Projet d'orientation mai 2002

 

qui ont sévi dans le secteur privé, est un facteur de dégradation des conditions d'exercice car elle induit une surcharge de travail et permet grâce à l'annualisation du temps de travail d'économiser les créations d'emplois. Ce dispositif est source lui?même du développement des emplois précaires.

L'enjeu de la lutte contre la précarité est donc majeur pour l'ensemble du morde du travail. L'avenir même de formidables conquêtes sociales et démocratiques de l'agrès?guerre tant dans le secteur privé que dans le secteur public est en question. C'est le cas aussi dans l'Education Nationale.

 

0.2 Démocratie et lutte de classes

On assiste depuis le début de la crise en 1973/74 à la dilution des notions de " classes sociales " et " lutte de classes ". Patronat et pouvoirs politiques sous couvert d'un capitalisme à visage humain, se sont donnés les moyens idéologiques et politiques pour détruire dans la conscience des travailleurs l'idée forte d'appartenance à une classe sociale antagoniste, classe(s) qui aurai(en)t intérêt à s'émanciper de l'exploitation capitaliste. Ce travail d'intégration se heurte aux réalités quotidiennes de vie et de travail. La précarité s'impose au plus grand nombre et une minorité de plus en plus riche renforce sa domination sur la société. Les fermetures d'entreprises, les délocalisations, les licenciements massifs, la pression sur les salaires, les atteintes aux libertés individuelles et collectives, la remise en cause du système de retraite par répartition solidaire... illustrent bien le choc entre des intérêts totalement divergents et donc inconciliables.

Pour cacher " la casse sociale ", le gouvernement a mis en place des systèmes d'aide en enfermant les plus démunis dans l'assistanat (cf. le RMI), il a créé des processus d'insertion ou réinsertion professionnelles aléatoires (cf. contrats emploi " solidarité ", contrats emplois jeunes). En mettant en oeuvre des solutions d'accompagnement du système en place, il met en oeuvre le principe de " subsidiarité " décidé à Maastricht pour déléguer ses propres responsabilités à des structures associatives locales et ne remet jamais en cause ce qui fonde l'existence du capitalisme l'exploitation du plus grand nombre.

Sous la notion d'esprit d'équipe autour de la conception d'un projet commun, projet défini par le patronat ou la hiérarchie du système public lui même, l'illusion de la cohésion a été soigneusement entretenue. Dans le même temps, on a individualisé le rapport au travail, mis en concurrence les salariés, divisé ceux qui ont intérêt pourtant à se rassembler pour défendre des intérêts communs.

Dans ce cadre, le Sden Cgt réaffirme la nécessité de rompre avec cette logique de domination et de replacer au centre de la construction d'une autre société et des acquis sociaux qui en découlent, la satisfaction des intérêts collectifs.

La lutte contre la précarité, un des vecteurs de lutte contre l'exploitation, s'inscrit pleinement dans ta réalité de la lutte des classes.

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