COMPTE-RENDU DE RÉUNION
Commission éxécutive du 1 er mars 2002

27 camarades ont participé à la commission exécutive. A l’ordre du jour : l’actualité revendicative et la préparation du congrès départemental de mai 2002.

Le rapport introductif est centré essentiellement sur les suppressions d’emplois et la mise en place des lycées des métiers, les actions d’établissement et la perspective d’un appel à la grève le 12 mars.
Daniel rend compte de la réunion intersyndicale du 27/2. Seul le Snes, sur la base d’une action nationale à l’encontre de la réforme des collèges se déclare d’accord pour une initiative commune le 12. Nous y incluons notre opposition aux lycées des métiers et aux suppressions des emplois.
La C.E. décide donc d’appeler à la grève le 12 dès que les modalités pratiques sont connues.

Itinéraires de Découverte
constat d’un ensei-gnement disciplinaire à minima pour développer l’activité inter disciplinaire intégrée dans le H/E
Déqualification des enseignants, dévalorisa-tion des enseignements disciplinaires.
Alignement au plancher de la Dotation Horaire Globale dans les collèges.
Les personnels ne perçoivent pas encore le lien avec l’annualisation du temps de travail.
Suppression des postes, c’est pour cela que les personnels investiront dans les IDD.
Pas de dédoublements possibles avec les horaires accordés pour mettre en place le travail interdisci-plinaire.
Suppression d’heures d’aide de soutien aux élèves : contraction des moyens.
On nous fait faire autre chose. Quelles sont les compétences des profs ? Pour quoi faire ?
Des profs inscrivent déjà dans leur emploi du temps les IDD.
Danger que cette activité se décline dans les dispositions statutaires et se traduisent comme des obligations de service.
Même démarche initiée en LP avec les PPCP qui sont inscrits dans les emplois du temps.

Segpa et enseignement spécialisé
10 % des segpa sont supprimées à la rentrée. On ferme des ateliers alors même qu’ils ont fait l’objet d’investissements.
Il s’agit de « tirer les élèves » vers le haut. Les élèves seraient capables d’intégrer les LP. Les professeurs de-vraient apprendre à accueillir ce public.
A Hautmont, des élèves potentiellement dange-reux pour les autres sont accueillis dans les classes du lp. On n’est pas formés pour çà.
Suppression de classes d’adaptation (CLAD) dans le 1er degré (une vingtaine). On privilégie les postes en réseau sur nord : de plus en plus de personnels itinérants donc. Il faut lier la suppression des clad avec celle des segpa.
On a fermé des ateliers et on a créé des formations qualifiantes.
Il s’agit de rendre mobiles des élèves qui ont des difficulté à gérer l’espace et leur corps.
Ces élèves ne choisissent pas : c’est un facteur de démotivation ; rien de tel pour « sacquer » des formations.
En segpa, les divisions sont de 15 au maximum, dans les LP on accueille 30 élèves et en amont les bases d’appren-tissage sontdifférentes.

L’orientation

Avant, on avait pour consigne de ne pas orienter au lycée si l’élève ne pouvait suivre. Aujourd’hui, consigne de ne pas orienter en LP. Le logiciel PAM au collège a modifié le sens de l’orientation.
On ne répond pas aux besoins des familles : on remplit des filières..Quelle évaluation des élèves ?
Attention de ne pas orienter des élèves pour simplement préserver des postes.
Dans le cadre du projet académique, des formations ferment. Cf. la comptabilité en LP. Un travail de réorientation en amont ; avant dans les classes de comptabilité, les LP accueillait les meilleurs élèves, aujourd’hui, dans ces classes c’est l’inverse.

Le lycée des métiers
ne pas focaliser sur la labellisation. On y est sans dire le nom dans la plupart des lycées. Le label n’est qu’un emballage.
Suppression de la diversité des formations dans un établissement
Il faut garder les formations ouvertes même si on ne recrute pas suffisamment : l’école doit investir dans l’Education, c’est une réponse contre la violence.
Au conseil régional,, certains posent la question du maintien des petits lycées. Il s’agit de regrouper, de dépenser moins : « on fait des frais pour peu d’élèves » !
Le lycée des métiers s’offre comme une solution pour « sauver » des postes » en développant l’alternance.
En supprimant des sections, on va créer le besoin des centres de formation apprentis dans les établissements.
On ne peut pas adhérer à des cartes de formation qui ne veulent répondre qu’aux besoins des entreprises.
Accord sur le décloisonnement entre les niveaux de formation et le développement des passerelles.
La formation continue ne doit pas se développer dans les établissements scolaires.
Le tract de l’Unsen ne démontre pas sur le fond son désaccord, ne remet pas en cause l’essentiel : carte de formation et besoins régionaux, statut des personnels et précarisation des emplois, flexibilité et hétérogénéïté des publics et des formations, transformation du métier d’enseignant et des missions du service public...
Il faut rompre avec la logique d’adéquation à des besoins régionaux : de quels besoins s’agit-il pour les experts de l’aménagement du territoire ?
Après vote, la commission exécutive décide de ne pas diffuser le tract national jugé insuffisant : un tract académique va donc être travaillé pour diffusion dans tous les types d’établissement. Ce tract comportera une partie spécifique 1er degré, Collège, lycée.

Aides Educateurs

L’action du 21 lancée par la Fsu, ne rejoint pas nos revendications. Cette organisation demande la pérennisation du dispositif que nous avons jugé inopérant en matière de qualification des jeunes et dangereux en terme de substitution des emplois.
Nous ne pouvons pas appeler ce jour-là compte-tenu de cette divergence de fond.
La confédération n’a pas concrètement organisé l’initiative. Nous allons demandé à rencontrer Philippe Détrez
Un « 4 pages » académique en direction des aides-éducateurs est en cours.