Comité Technique Paritaire Départemental. 24 janvier 2003

Déclaration du Sden Cgt

Pour qualifier la rentrée de septembre, nous pouvons reprendre le titre d'un article publié dans un quotidien national : " La région Nord-Pas-de-Calais grande perdante de la nouvelle carte scolaire ".

En effet pourquoi privilégier une région qui se trouve au 24e rang concernant les évaluations en sixième, par exemple ?

La suppression de 245 postes dans les collèges ne va pas améliorer les conditions d'accueil des élèves dans notre région.

Région qui connaît de graves difficultés sociales : le taux de chômage, le travail précaire, le taux de rmistes, y sont plus élevés que la moyenne nationale.

Les ministres Ferry, Darcos et Boisseau font des annonces de création d'emplois, masquent en fait la masse impressionnante de suppressions d'emplois dont notre académie est victime.

Par ailleurs, nous nous inquiétons du transfert des formations qualifiantes des Segpa de collège, vers les lycées professionnels. Il est inacceptable que des divisions de 12 &lèves, en enseignement général (formation qualifiante, Segpa de collège), passent à 30 élèves en lycée professionnel, que des professeurs de lycée professionnel puissent accueillir des nouveaux publics sans avoir reçu de formation spécialisée sur la base du volontariat.

Vous liquidez des structures spécialisées qui font leurs preuves, malgré le manque de moyens et vous secondarisez des professeurs des écoles titulaires du Capsais. Pour nous, cette démarche vise à rationaliser les moyens, certainement pas à améliorer les conditions de travail et à offrir aux usagers des services de proximité et de qualité.

Pendant que l'on supprime des postes, les personnels connaissent un accroissement de leur charge de travail, sont poussés à effectuer des heures supplémentaires et se voient refuser des dédoublements.

Nous refusons les suppressions d'emplois et le recours à la précarité.

Nous voulons un service public de qualité, ce qui passe sur le terrain par :

· la stabilisation des personnels et donc des équipes dans les établissements,

· La titularisation des précaires,

· Des décisions budgétaires à la hauteur des besoins.