IUFM - Nouveau ministre : nouvelle réforme !

 

Luc Ferry l'a annoncé à l'occasion de sa cérémonie des vœux à la presse, il présentera en conseil des ministres début mars sa réforme des IUFM. Elle s'appuiera, nous dit-il, sur un rapport des inspections générales de l'éducation nationale qui doit être rendu public à la mi-février.

 

Que nous prépare-t-il ? Pour l'instant - car les syndicats sont tenus à l'écart de la réflexion ministérielle, on ne les " consultera " qu'après, pour la forme - on ne peut s'appuyer que sur ce qui a filtré dans la presse ou ce qui a pu être dit lors du colloque organisé les 30 et 31 janvier à Paris par la Conférence des Directeurs d'IUFM sur le thème " Recruter et former des professionnels de l'enseignement dans le contexte européen " (colloque qui n'avait pas prévu non plus d'intervention de représentant syndical, comme si les représentants des enseignants n'avaient rien à dire sur le sujet !).

 

Parmi les pistes envisagées, on trouve la question de la préparation exclusive à l'université des concours de recrutement du second degré (CAPES en tout cas, incertitude pour le CAPET et CAPLP). Au-delà d'une bataille ancienne entre université et IUFM sur cette question du lieu où se préparent les concours, il y a plus prosaïquement une question de locaux insuffisants en IUFM pour accueillir tous ceux qui se destinent aux métiers de l'enseignement. N'y voyons pas non plus, comme on l'entend ici ou là (et comme le dire peut-être Ferry lui-même), une volonté de maintenir un " haut niveau scientifique " pour les concours, car les universités devront dans le même temps faire " évoluer leur offre de formation en fonction des besoins des futurs enseignants ", c'est-à-dire en fonction de la réforme (toujours annoncée !) des épreuves elles-mêmes aux concours. On sait par expérience (réforme du Capes d'anglais en 2000, réforme des autres Capes de langue entrant en application en 2003) que la politique ministérielle est globalement à la baisse du niveau d'exigence des concours, ce qui contribue à la déqualification du métier d'enseignant.

 

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