Anaïs était affectée, mais, si je puis dire, faisait comme si de rien n’était. Il a fallu un moment avant qu’elle ne parle de lui, parle de ce que sera sa vie à présent. « Je suis incapable de me projeter, il était tout pour moi. Ma consolation est qu’il a vécu comme il l’avait voulu, sans trop prendre garde aux excès, sans trop se soucier de sa santé. Je ne pense pas qu’il aurait supporté d’être diminué, de finir dans une chaise roulante. » Elle est décidée à continuer à vivre, « une page a été tournée » (drôle de formule qui m’a presque choqué)…