J’avais passé le midi à imprimer la totalité des textes dont Susan m’avait remis le dossier avant son départ. Je n'y ai pas jeté un oeil, me contentant de les poser retournés avant de leur apposer au dos leur numéro. J’ai glissé le tout dans une enveloppe avec le calendrier, posant le tout sur la table de verre du séjour. J’avais de même descendu le matériel à son car il n’était guère imaginable que tout cela ne soit pas fixé. Nous prenons des Campari au jardin, puis Susan rentre, nous nous mettons à table. J’avais de même pensé à ouvrir la bouteille de Bourgogne de Jacques qui était chez nous depuis des années, ce Hautes Côtes de Nuit 1983 dont il lui était resté quelques bouteilles dans sa cave de Wasquehal. Le poulet en croûte de sel accompagné de carottes et oignons au vin blanc était délicieux ; le gâteau au chocolat au beurre salé ne l’était pas moins malgré la sauce pas du tout anglaise que j’avais ratée. Il n’était pas loin de minuit lorsque nous avons décidé d’aller nous installer dans le séjour. J’installe le micro, extirpe les feuillets de leur enveloppe, les répartis. Nous sommes prêts. C'est Jacques qui commence. Le reste, je pense, appartient à l’enregistrement.