Les rêves de cette nuit, faits de violence contenue, d’idées de torture, de cruauté. Je me suis réveillé à deux reprises avec des scènes à l’esprit qui m’ont fait craindre de me rendormir. Il y avait Venise à un moment donné où se donnait une espèce d’immense spectacle fasciste. Je me souviens aussi de cette phrase : « De toute façon, l’île est piégée, le TGV n’y ira pas. » J’étais en compagnie d’une fillette, la nuit approchait et il fallait rentrer. Ce TGV, dont j’apprenais l’existence, était le seul moyen. J’étais aussi en compagnie d’un homme, ami, qui, à ce moment-là, s’est révélé être un masque. « Mais non, vous allez rester avec nous », et il regardait la gamine avec des yeux de concupiscence et de promesses de sévices. Je refusais, il insistait et nous a entraînés vers une maison. Dans l’autre rêve, celui avec Venise, il y avait une terrasse à flanc de montagne ou de colline. C’était la nuit, j’étais avec deux ou trois personnes dont une femme noire. Nous étions entourés par la forêt. À un moment donné, des phares de voiture ont apparu et se sont approchés. « Ils reviennent », a dit quelqu’un. Il y a eu une sorte de tension générale et de légère panique, je suis passé au-dessus de la balustrade de la terrasse pour me retrouver dans une encoignure en contrebas. J’ai entendu des bruits, des rires, des sons étouffés (mais je ne suis pas sûr d’avoir été encore endormi à ce moment-là et j’ai pu le fabriquer) et me suis plaqué contre la paroi de cette sorte de cache dans le roc…