Après Foscari, je suis passé par Barnaba, puis calle lunga Barnaba où, tout à coup, sur le Ponte de l’Avogaria, j’ai eu une vision : d’entre les toits de deux maisons émergeaient deux mâts de bateau. C’était en direction des Zattere ; j’y suis allé. C’est un voilier, amarré près de Billa, magnifique. Je suis resté un moment à le contempler (et en m’imaginant à l’intérieur), le soleil se couchait du côté de Marghera (mais il se couche toujours du côté de Marghera). Je suis revenu sur mes pas, Sebastiano, Zenobio (le bouquiniste a disparu), puis Margherita par le campo désert dei Carmini (j’ai constaté qu’il y avait deux rio terra à Margherita) et de là Pantalon, Agostin et Orio. Cette ville est incroyable ; j’ai l’impression à chaque instant de la découvrir pour la première fois…