J’ai fait le 13 mai, péniblement (ce n’est pas une belle journée) et le 14 aujourd’hui, c’est une catastrophe… C’est incroyable comme le séjour à Prague est mal écrit, et je sais pourquoi : parce qu’il appartient à l’époque des livrets où je jouais à faire l’écrivain. C’est plat, terne, maladroit, commun, emprunté et au bout du compte prétentieux (et factice, complètement factice). Lorsque j’ai sérieusement commencé Mai, j’étais soulagé à l’idée que tout ce qui avait été réécrit pour les livrets serait « prêt à l’emploi » ; c’est l’inverse qui se produit : ce sont ces passages, illisibles aujourd’hui, qui me demandent le plus de travail de réécriture (et même d’écriture : pour bien faire, il faudrait les refaire entièrement).