J’ai passé l’après-midi sur les routes aux alentours, Renfort-les-Files, Boodarm l’Église et enfin Stan. J’y ai eu une discussion avec l’homme de la buvette qui m’a parlé de la boutique ebook à Paris où l’on pouvait, en moins de cinq minutes, se faire faire le livre de son choix pris dans le catalogue. « Quel est l’intérêt ? » « Ça permet aux libraires de ne pas avoir de stock. » « Oui, mais la machine doit coûter une fortune et je suis bien sûr qu’aucun libraire ne pourrait l’acheter et encore moins l’amortir. » « Oui, peut-être, mais je suis sûr que ça va se répandre ! » A-t-il bien compris ? « Vous êtes friand de livres, vous ! » m’a dit la jolie femme qui le secondait ; j’étais en train d’avaler un café et un bout de quatre-quarts – trop sec – et avais posé mon sachet plein à ma gauche sur la table. « Oui, mais il y en a aussi pour ma femme et mes enfants… » Je découvre la région… Le soleil avait fait son apparition, mais depuis que je suis rentré, le ciel s’est couvert et il bruine. J’ai renoncé à ma promenade… Je suis revenu avec cinquante-huit livres, je les mets en ligne. France-Musique m’accompagne. Au-dessus, c’est le calme le plus parfait (elle est peut-être morte) ; ça ne va pas durer… J’ai pris en photo le panneau du village de Stan et l’ai envoyée à Stan. Hier, je l’ai appelé pour lui proposer de passer ici aujourd’hui. Il y avait un bruit infernal autour de lui ; de toute évidence, il était en pleine fête. « Je suis à Court-sur-Pat ! » m’a-t-il dit. « Bon, eh bien… » Ce n’était manifestement pas le moment. « Bon, je te rappelle. » « D’accord, rappelle. » J’ai l’impression qu’il ne va arrêter en rien sa vie de patachon…