Je vais tenter de « traduire » la « phrase » composée de cinq kanji qui figure sur l’emballage des biscuits que m'a envoyés Yuki. Pour cela, je vais m’aider de mon nouveau dictionnaire ; je ne comprendrai pas la signification, mais j’aurai le son que j’irai « chercher » dans l’un des dictionnaires bilingues... Ça commence mal, le premier est en katakana et je suis obligé de passer par la liste (je ne les saurai jamais) : , c’est-à-dire « sa ». Bizarrement, dans le dictionnaire japonais, chaque kanji présente deux prononciations, l’une en hiragana, l’autre en katakana : la première est , c’est-à-dire la pronociation KUN, l’autre ,  ON (le son, oto). Mais pourquoi le second en katakana ? Quoi qu’il en soit, le kanji en question n’a pas de prononciation KUN, et, évidemment, je ne le trouve pas dans le bilingue (le plus proche est , « différence, reste »). Je passe au suivant, qui se prononce « ga » et n’a pas de KUN ; je ne le trouve pas non plus. Le troisième est (KUN) « no » et (ON) « ya » ; je le trouve : , « champ, campagne, plaine ». Le suivant ne me dit rien : « matsu » et ショウ soit « shijoo » ; je vérifie : (et c’est « shoo ») : pin, résineux. Le dernier est « kaze », au moins un que je connais : qui ici est sans doute « fuu », air, manière, apparence, plutôt que le vent. Que faire de tout ceci, à présent ? Rien… Mais du moins, j’aurai utilisé mon beau dictionnaire…