Je fume, je regarde l’église (celle d’un saint qui aurait été décapité, « décollé »), tout est calme, à l’exception d’une voix de ténor qui provient de Canal Grande ; sans doute un chanteur sur une embarcation qui passe. Je fume, je cherche ce que je pourrais écrire. Mes idées sont un peu confuses (pour changer)…

Je reviens en novembre avec Éléonore, dans l’appartement du rez-de-chaussée, pour dix jours. Je ne suis pas sûr qu’elle aimerait vivre ici, sans doute pour les raisons que j’ai mentionnées tout à l’heure : l’expatriement (ça n’existe pas, mais je n’y sens pas la même chose que dans « expatriation »), qu’elle ressentirait plus fortement car rien ne l’attache spécialement à l’italien ; ni même à Venise, dans le fond…