Avant de partir pour les puces, nous sommes allés sur la plage. Éléonore était partie en avant pour récolter de nouveaux cailloux pour son jardin (c’était la surprise : à l’aide de petits carreaux de lamelles de bois qu’elle avait achetés sur la route, elle a transformé le balcon en terrasse-jardin : les carreaux sont la terrasse, les galets et cailloux récoltés sur la plage, le jardin ; ils l’entourent, avec comme surcroît d’agrément, de petites plantes en pots ; c’est magnifique). Je l’ai rejointe, encore qu’il m’ait fallu un bon moment pour la localiser ; je l’imaginais longer la digue. J’ai marché un bon moment en direction du poste de secours avant de distinguer une silhouette au loin près des vagues ; j’ai vérifié à l’aide des jumelles que j’avais emportées pour tenter de localiser Marie depuis l’Escadrille ; c’était bien elle ; mais pour la rejoindre, j’aurais dû traverser les flaques et les pannes et je n’ai toujours pas de bottes. J’ai continué jusqu’au poste, ai gagné la digue et rebroussé chemin jusqu’ici. Cette fois, j’avais le vent de face et je me suis rendu compte qu’il faisait extrêmement froid. Je l’ai retrouvée à un endroit sec, à mi-chemin entre la digue et les vagues ; elle n’avait pas trouvé grand-chose. Nous étions frigorifiés…