1950, une femme mariée contre son gré comme c’est souvent le cas au Japon, le mari qui la délaisse, elle cantonnée aux tâches ménagères, ils viennent de Tokyo, habitent Osaka, elle rêve de retourner à Tokyo, rêve d’une autre vie, voudrait travailler, elle finit par y retourner laissant son mari derrière elle, semble retrouver la vie jusqu’à ce qu’il vienne et la reprenne avec lui. Dans le train qui les ramène à Osaka, elle décide que sa place, la place de la femme, est près de son mari. Le décide-t-elle vraiment ? Que veut dire Naruse ? Est-ce une apologie de la femme japonaise soumise au mari ? J’ai été particulièrement frappé par le visage et le jeu de l’actrice principale, étrange expression du visage où règne une constance et profonde tristesse.