Nous sortons de l’hôtel, j’allume une cigarette, elle traverse pour se diriger vers l’entrée de l’Hungarian Hôtel. Il n’y aucune lumière aux étages, tous les volets sont fermés, mais le rez-de-chaussée est éclairé. Elle me propose d’y aller manger. Je tique, dis que c’est fermé. Elle gravit néanmoins les marches, entre. Je reste à l’extérieur avec ma cigarette, je la vois passer avec une jeune dame en direction de l’extrémité de l’hôtel où, nous l’avons déjà constaté, se trouve la salle de restaurant. Il se passe cinq à six minutes avant qu’elle ne réapparaisse, me fasse signe. J’entre. Accompagnés de la jeune dame, réceptionniste, nous allons au bar où nous prenons un spritz. Susan m’explique que l’hôtel avait été fermé pour rénovation, qu’il vient tout juste de rouvrir, que le restaurant ne sera pas ouvert avant mars prochain. La chambre est entre 200 et 300 euros en pleine saison, mais qu’en ce moment, on peut en avoir une à 80. Nous échangeons quelques mots avec la jeune dame, puis allons finir notre verre dans deux clubs de la petite pièce attenante. L’ensemble, datant de 1905, art nouveau sobre, est assez somptueux. Durant le temps que nous resterons, nous ne verrons que la jeune dame. L’hôtel est probablement vide.