Je suis au PMU du Carrefour Méridien, très animé, bruyant et qui jure avec le reste de la galerie, un peu chic et presqu’exclusivement fréquentée par des gens âgés – le bistro aussi, du reste. Je prends un déca en attendant le départ d’Achille. Y est-il encore ? Elle m’avait dit qu’il arriverait en début d’après-midi, ne resterait pas plus d’une demi-heure. Pour éviter tout risque d’une rencontre, j’ai quitté l’appartement plus tôt que prévu et elle devait m’appeler aussitôt qu’il serait parti. Je me demande à présent si son portable est chargé et je m’imagine bien attendre ici, comme un imbécile, un coup de fil qui ne viendra jamais. Comme prévu, je suis allé commander le parquet bambou pour le séjour, puis me renseigner, dans le centre, chez un téléphoniste, au sujet du routeur dont Laura a parlé à sa mère. Place Jan Baert, j’ai cherché un endroit où fumer avec un café, n’en ai pas trouvé, suis rentré et me suis rabattu sur le PMU avec dans l’idée d’aller faire quelques courses dont j’avais besoin, des lames de rasoir en particulier. Je n’en ai plus envie ; j’ai juste envie de remonter dans l’appartement où, je pense, Douchka doit aussi commencer à s’impatienter.

Les matelas ne m’ont pas posé le moindre problème, j’étais stupéfait…