À l’entrée de Panckoucke, il y a un endroit étonnant, une sorte de petit supermarché dévolu au tabac et au Golden Virginia, en particulier – deux reproductions géantes du paquet en marquent l’entrée. J'y ai fait mon marché (à deux comptoirs différents : sachets de filtres, paquets de tabac à l'un ; pierres à briquet, flacons d'essence à l'autre) ; nous y avons aussi acheté un étrange vin à bulles nommé Noordzee. L’avenue qui longe le front de mer était quasiment déserte, seuls quelques établissements étaient ouverts. La terrasse du Robinson est couverte et chauffée et on peut y fumer. Nous y avons dégusté une bière en prenant des mesures pour l'appartement et sa vie future (c'est à ce moment-là qu'elle m'a dit : « Nous n'avons jamais été si proches l'un de l'autre... »). À quelques pas se trouve la friterie d’Alberto, frites et plats divers dans la bonne tradition belge ; nous y avons avalé des frites et des fricadelles. Au moment de l'addition, il nous a remis sa carte... J’avais pris l’autoroute ; la frontière était fermée pour travaux. Nous avons craint que ça ne soit à cause de l’état d’urgence, mais il s’agissait bien de travaux. Il y avait quelques soldats à la bretelle, mais ils ne faisaient que regarder. J’ai pris la direction de Bray ; à la frontière, se trouvaient quelques soldats et flics, mais qui n’arrêtaient personne…