Les feux d’artifice multiples sur la route parmi les éoliennes dans le noir, leur nombre considérable dans la région de Magdebourg et la fascination qu’elles exercent sur nous. Arrivons à 22 h 00 au 6 de la Freiligrathstrasse à Kreuzberg ; prenons le métro avec Joséphine qui nous abandonne à Alexanderplatz ; gagnons Unter den Linden parmi la foule, une foule sans pression ni tension, animée par une sorte de joie tranquille, et parmi les innombrables feux d’artifice qui partent de toutes parts, des toits jusqu'à nos pieds, c'est ahurissant. Achetons une bouteille de mousseux. Il est minuit. Furie alors redoublée des feux, mais pas celle de la foule, qui n'exulte pas, qui tout en restant une se dissocie, se désolidarise : aucune embrassade entre les inconnus, chacun reste chez soi. La fumée âcre et piquante des feux emplit tout l’espace ; des barrières et des soldats empêchent l'accès à la dernière partie de l'avenue. Nous les contournons pour gagner le Reichtag, sous une petite pluie naissante, jusqu'à la partie moderne et son architecture extraordinaire...