Il en est de la musique brute comme de l’art brut, c’est-à-dire des bouts de vie volés et défigurés à des êtres de l’ordinaire pour la promesse d’une postérité mal acquise, mais rassurante pour l’ego (par exemple). La mienne bat de l’aile, et il m’a semblé tout naturel de me grimer en vil détrousseur, doublé d’un escroc, et d’aller à la débusque de perles inédites et autrement promises au néant. C’est aussi une réaction à une déficience dont le constat récent m’a plongé dans la colère et la torpeur : je suis mort pour la musique.