L’Escadrille, « un homme déchu ». X est une personnalité du monde politique, il est pris en flagrant délit de corruption ou de malversation. Nous sommes à l’extérieur, il y a une foule ; il passe encadré par des policiers ; je me trouve dans une haie de plusieurs personnes qui le regardent passer. L’homme à côté de moi dit : « Un homme déchu. » Je dis : « Aujourd’hui, c’est lui. Demain, ce sera peut-être vous, après-demain, moi. » Et je me lance dans une longue démonstration philosophique que je conclus par : « Personne n’est innocent. » Il me regarde, interloqué. C’était le rêve de cette nuit, vers le petit matin… Au réveil, comme hier, j’ai fait « angry and happy cat » avant de me lever. Odin travaille, je suis allé à la banque, puis à la poste. J’aime de plus en plus Mélo. En regardant une mélouine vide avant d’entrer ici, je me suis dit que je pouvais préférer Mélo à Venise parce qu’ici je parle ma langue. C’est peut-être ce qui me manque à Venise : la quasi-impossibilité de parler avec des inconnus, des personnes de rencontre – que du reste je ne rencontre pas…

(Je viens d’achever la saisie du petit Moleskine fin et je m’exclame à voix haute : « Ah ! Quel bonheur ! »)