Tous les condamnés finissent dans la fosse commune, anonymes, comme s’ils n’avaient jamais existé. Pourquoi ouvrir, et conserver un dossier à leur nom ? Pourquoi les archiver ? La même question peut se poser pour tous les systèmes totalitaires. Pourquoi la bureaucratie ? La négation de l’existence des condamnés se limite à leur mort, pas à leur existence même…

(L’homme ne peut s’empêcher d’archiver, même ce qu’il veut taire.)