Je n’ai pas parlé de notre nouveau collègue, arrivé il y a près d’un mois. Calme, doux, il n’a pas l’air d’un imbécile : il parle peu et, comme d’habitude, je peine à entamer une conversation. Il me semble que, parfois, les silences sont un peu pesants. Heureusement, Mylène et James sont un peu plus loquaces que moi… James m’avait dit, à mon retour de Venise (c’était donc la première fois que je le voyais), qu’il était un inconditionnel d’Amélie ; ça pourrait être une ouverture, et je m’en serais déjà servi si le pays ne regorgeait pas d’inconditionnels d’Amélie. En même temps, je serais assez curieux de connaître ses raisons (peut-être ne lit-il qu’elle)…