- DE LA CONSTITUTION -

(III)

 

J’ai envoyé la copie CD des extraits du JM tels qu’ils ont paru sur cassette avec le livret La vie à Billy. J’ai reçu deux émails de Sylvette et d’Alex qui débordent d’enthousiasme et désirent « produire cette œuvre » ! C’est inquiétant, mais j’ai l’impression que ça va me stimuler pour entamer enfin l’entreprise. […] J’ai travaillé au livret, essais, texte revu, refait, choix de couleurs, de couverture. Rien de satisfaisant pour l’instant. J’ai très peu de place, six misérables pages, et il faut condenser. Cela m’a donné l’occasion de replonger dans le livret du dossier de l’opéra. […] (Mon regard sur le JM doit être purement objectif. Tant pis pour les merdes.) En face de moi, sur le pupitre, figure la liste des pièces. Elle y est depuis plusieurs semaines. Je n’ai toujours pas trouvé le sens à leur donner. […] J’ai achevé la première maquette du livret. Couverture grise, papier ivoire. Pas mal. J’ai renoncé à y insérer une reproduction de partition, encore qu’il me vienne une idée : Valérie d’un côté et en vis-à-vis le texte à partir duquel a été écrite la pièce. […] J’ai eu une grosse frayeur la nuit dernière juste avant d’éteindre et d’aller me coucher : le disque D et tout son contenu s’était volatilisé ! La quasi-totalité des fichiers sont copiés, copies que j’effectue régulièrement sur l’autre disque et qui s’ajoutent à celles déjà effectuées sur le laptop. Je l’avais fait, sauf pour la maquette du livret du JM1 qui m’avait demandé des heures de travail. J’ai misé sur ma bonne étoile qui ferait que Paul puisse tout récupérer et je me suis couché. C’est en fermant les yeux que j’ai pensé à l’enregistrement de la centaine de pièces du JM. L’avais-je copiée ? Je me suis immédiatement levé, ai couru à l’ordinateur, l’ai rallumé. C’est là que j’ai eu la surprise de découvrir que tout était rentré dans l’ordre, que le disque D n’était pas mort comme je le pensais. J’ignore ce qui s’est passé, mais j’ai immédiatement tout copié. []