Nous avons décidé d’aller manger au petit restaurant portugais, rue de l’Hôtel des Monnaies, où nous étions allés avec Léo. Sur la route, nous sommes passés devant le bouquiniste où nous nous étions arrêtés trois heures auparavant. S’y était trouvé une vingtaine de livres posés sur le rebord de la vitrine ; ils y étaient toujours alors que les grilles étaient baissées ; selon toute apparence, c’était fermé et une femme passait l’aspirateur à l’intérieur. Un jeune couple s’est arrêté, a jeté un œil et la fille nous a dit que ça se pratiquait à Bruxelles : plutôt que de s’embêter à les rentrer, ils les laissaient dehors à la disposition des passants. J’ai laissé un livre sur Darwin en anglais au jeune homme qui le convoitait aussi pour en emporter deux autres, dont un qu’il m’a recommandé : « Mon père adore cet auteur. » Il s’agit de L’homme qui valait 35 milliards d’un certain Nicolas Ancion, jeune auteur belge…

 

6 novembre 2012