Après le repas, j’ai regardé ce qui restait de Riget. Je pensais avoir au moins enregistré le septième épisode, mais il est tronqué. Je ne connais donc ni la fin, ni le début, et je suis resté un long moment frustré face à l’écran. Puis j’ai fait du pain et suis revenu m’asseoir au salon pour poursuivre Y’avait un prisonnier que j’avais entamé au matin. C’est un numéro de La Petite Illustration de 1935 ; il était sur les livres de l’une des étagères de la souffrance aujourd’hui cachée par ceux de ma boutique (je n’ai toujours pas trouvé de solution et j’hésite toujours à me débarrasser de mes classeurs noirs d’archives cinéma). Je voulais y glisser un livre que je venais de mettre en ligne ; quelque chose gênait : c’était ce numéro de La Petite Illustration ; je l’ai tiré à moi ; je ne m’en souvenais pas et ne me souvenais pas de cette pièce d’Anouilh. Je suis allé vérifier : aucun de mes volumes d’Anouilh ne la contient. Alors, j’ai décidé de la lire. Il me reste l’acte III que je lirai demain matin... C’est du pur Anouilh. (Bizarrement, les mots « gueule », « salaud », « foutre » sont censurés et écrits « g… », « s… », « f… ». Ils ne l’étaient évidemment pas sur scène – peut-on imaginer Machin dire : « espèce de s… ! » ? –, pourquoi l’ont-ils été à l’écrit, en 1935, alors que Céline a publié le Voyage – ou est-ce en 1936 ? – et qu’il y en a eu bien d’autres avant ?... La lecture d’un ouvrage comme La Petite Illustration n’est pas très commode, ni très confortable ; en volume, j’aurais peut-être poursuivi jusqu’à la fin. En même temps, je suis toujours aussi mal fichu, j’ai du mal à ne pas penser à toutes les petites douleurs qui m’assaillent du cou jusqu’au milieu du dos...