Lorsque je reste plusieurs heures sans fumer, il arrive toujours un moment, entre l'apaisement du corps et les signes de la première ivresse du manque,

où je me trouve confronté à une clarté de la pensée qui, à chaque fois, m'époustoufle. Je pense aussitôt en profiter et la coucher alors dans mon lit. Mais la pensée de l'écrit ne se fait pas sans celle de la fumée.

Alors, je me contente de la laisser là, statique et lumineuse,

perdue pour tout autre mémoire que celle,

close, qui est mienne

et dont je suis le pauvre porte-drapeau…