Café ce matin, avec Patrick et Richard. La petite blonde qui surgit et passe. Elle porte un tee-shirt blanc avec une inscription que je n'ai pu déchiffrer et un pantalon de coton noir. Printanière. Aux pieds, de petites chaussures légères à hauts talons qui claquent. Elle passe, dit bonjour à tout le monde, ne me regarde pas, comme si elle savait désormais que je lui accordais des regards particuliers. Elle a les bras pris par des dossiers, s'affaire, marche d'un pas précipité et comme apeuré. Par quoi ?... Une minute plus tard, je l'entendrai s'adresser à William derrière moi. Le coup d'œil que par-dessus mon épaule je lui ai adressé n'a pas croisé son regard. Sa blondeur et sa fraîcheur sont comme une fleur enflammée dans cet espace morne et confiné...