La personne qui occupait la machine était une femme d'une quarantaine d'années à l'allure de poétesse. Elle tirait des exemplaires de ce qui, de toute évidence, était un recueil de poèmes. Avec sa tignasse noire, ses petites bottines souples, son pantalon de velours côtelé noir et son pull rouge lâche et trop grand, elle ne pouvait être que poétesse. J'ai prié pour qu'elle ne jette pas un coup d'œil sur mes épreuves posées à côté de la machine et qu'elle n'engage pas la conversation, voyant en moi comme une sorte de confrère...