Se laisser aller : jouissance pure en se débarrassant de toutes pensées. Mais ça ne marche pas. Comment se débarrasser, ne serait-ce qu’un instant, de ses pensées ? Pensées : le coût de la réception d’hier, le coût d’un tel château à l’extraordinaire position ; le gâchis des pauvres (comme une revanche, tous descendants des serfs d’alors qui, alors que le propriétaire comme vaincu s’en est allé, investissent le domaine et la demeure pour s’y remplir le ventre dans un décor de modernité : juste conserver le strict nécessaire pour rappeler l’histoire) ;  la comtesse réduite à céder la moitié de sa demeure à des inconnus – paradoxe : conserver son bien et ne plus pouvoir en jouir en totalité – dite demeure qui se délabre, qui n’est pas entretenue : l’argent est suffisant pour qu’elle le conserve, mais pas pour l’entretenir ; que ferais-je à sa place ?