Myriam qui a fait un film à partir des 28 h de Roubaix dont nous apprenons l’existence et qui existe annuellement depuis 1954. J’en ai vu une partie avec Bernard, puis avec Susan sur le moniteur de la salle d’exposition. Marche de 28 h dans Roubaix du samedi au dimanche, dans l’indifférence la plus totale, à la fois celle du public et de la municipalité. Marche de 28 h avec tout ce que cela suppose d’efforts, de souffrance, de peine dans une ville à l’allure de ruines (les images à ce titre sont saisissantes) et complètement déserte la nuit. Ils marchent toute la nuit dans Roubaix, seuls, sans public, sans service d’ordre, sans soutien, dans des rues aux maisons murées, sous les quolibets et parfois les jets de pierres de jeunes beurs hilares. L'année dernière, une marcheuse s'est fait agresser. Tout le monde s’en fout.