Elle est là, sous la pluie, dévoilée au milieu du bassin. Une mélodie à la cornemuse s’élève ; des exclamations proviennent des corsaires qui brandissent des sabres. Des gerbes d’eau jaillissent d’un remorqueur qui salue à sa manière la renaissance de la sirène présentée ce jour aux marins et à la population.

Elle restera là jusqu’en mars, date à laquelle elle regagnera sa place au large, là où il y a huit mois elle a été arrachée à sa chaîne pour aller se fracasser contre une digue. Je n’ai pas fixé ce son-là.