Puis je suis passé au séjour pour poursuivre la lecture du recueil d’Anouilh, celui des Pièces brillantes dont j’ai déjà lu les trois premières. Il me restait la dernière, Cécile ou l’école des pères que je suis persuadé d’avoir et d’avoir lu sans que je puisse remettre la main dessus. J’avais lu la première page lorsque Natacha est arrivée pour me demander si elle pouvait allumer la télé. J’ai dit : « Yes, of course. » Je lui ai passé la télécommande, lui ai expliqué quels boutons ne fonctionnaient plus et que l’on ne pouvait passer de chaîne en chaîne que dans l'ordre croissant. Elle a commencé d’aller de l’une à l’autre. « There’s nothing for children, I’m afraid. » « It doesn’t matter », m’a-t-elle répondu avec une sorte de gravité étrange sans quitter l’écran des yeux.

1er mai 2004