Si elles étaient bien sept au sortir de la chambre de Léonce, elles sont neuf à émerger – une par une, Louise en tête, en une file indienne parfaite avant d'adopter spontanément dans le couloir la rigide formation de la colonne par deux – de celle d'Audrey. Ce qui ne peut manquer d'étonner un quelconque observateur qui est au fait de la constitution du groupe et qui sait par conséquent que l'une des occupantes de cette chambre – ignorant l'identité de la seconde, mais connaissant, par la force et la logique des choses, son existence puisque toutes les chambres sans exception sont prévues, et effectivement occupées, par un couple d'étudiantes – se prénomme Germaine ; et Germaine faisant déjà partie du lot, il est en droit de se demander par quel tour de passe-passe sept plus une en arrivent à faire neuf. C'est qu'il ignore qu'entre ces deux portes de chambre du même étage – Léonce occupant la 2 tandis que Germaine et Audrey habitent la 4 – un événement d'importance s'est produit, cet événement portant le nom de Véronique...