Mia m’a remis un curieux document sous la forme de feuillets A4, pliés en deux pour constituer grossièrement un livre. Le titre en est : une vie bien rangée d’Adolpha (qui, sur la première page, est une vie bien renger – « je t’expliquerai », m’a dit Mia excitée comme une puce). J’étais à la table, je l’ai survolé ; elle ne m’en a pas dit davantage, sauf qu’il s’agissait d’un texte écrit par une vieille dame de sa connaissance. C’est écrit sans ponctuation et souvent phonétiquement, et le peu que j’en ai lu à la table du jardin de Léo m’a saisi. Comme ce n’était manifestement pas le moment de parler de cette curiosité, je lui ai dit de m’appeler dans les jours à venir pour que nous en reparlions… Je viens de le terminer. C’est la « première ébauche incomplète » du récit que fait de sa vie une certaine Adolpha (c’est son vrai prénom et elle n’a rien dissimulé des dates, des personnes et des faits). Ce que je viens de lire s’arrête à l’adolescence. C’est percutant ; et le mot n’est pas assez fort. « Et encore, ce n’est rien par rapport à ce qui suit », m’avait dit Mia avant de disparaître. J’ai hâte d’en lire la suite.

 

24 mai 2011