C’est mon lundi. Hier, avant-hier, Londres. Rentré dans la soirée. Après avoir mangé et rangé les affaires, je me suis installé dans le sofa du séjour pour entamer The Complete Short Stories de Ballard acheté chez Foyle, énorme pavé qui, comme son nom l’indique (quoiqu’une vérification s’impose), contient la totalité de ses nouvelles. Ces nouvelles, je les ai lues dans leur totalité, je veux dire avant l’achat de ce livre ; mais, dans leur grande majorité, en français. La dernière que j’en ai lu doit dater d’il y a une bonne quinzaine d’années, dix peut-être, ne m’étant plus contenté depuis que de suivre les sorties des romans. Tout cela m’a ramené à l’attachement que j’ai pour Ballard depuis longtemps déjà. M’a renvoyé aussi à ce vieux projet qui avait consisté à rédiger un gros ouvrage sur lui et, en ce sens, j’avais même entrepris la lecture exhaustive, avec notes à l’appui, de tous ses textes par ordre chronologique. Je dois certainement l’avoir derrière moi, sur les étagères qui m’entourent, à ce bureau, là où, entre autres choses, trône (et c’est bien le mot) ma ballardothèque.