Dans la cuisine, alors que je faisais un peu de vaisselle et préparait le fromage, Doriane m’avait parlé de ses dernières lectures, dont un certain Frederick EXCEYL (?) (tel qu’elle s’en souvenait et l’avait écrit sur le tableau noir ; il s’agit d’Exley). C’était partie du livre de Bellow qu’elle cherchait quelque temps auparavant (il est épuisé), a finalement trouvé (c’est Marine qui en avait un exemplaire) et lu avec enthousiasme. Du coup, j’ai sorti le mien de la souffrance et l’ai entamé ce matin. Il n’y a pas de doute, c’est totalement « américain », et mieux, en l’occurrence : juif « américain »... La majorité des romans états-uniens pourraient être écrits par le même homme, et mieux : par le même Juif (cette formule sonne étrangement, est très ambiguë – c’est drôle, il suffirait que je dise « par le même Juif américain »  pour que tout à coup l’effet à accent raciste se dissipe). Un quartier, des immigrés, une famille, la mère, la grand-mère, les voisins, les commerçants ; c’est le premier chapitre qui pourrait être celui, interchangeable, d’une multitude d’autres ; avec, bien sûr, à l’états-unienne, la description précise et minutieuse de chaque personnage. Je m’ennuie déjà… (Comme j’hésitais entre lui et Tibère et Marjorie, j’avais pris les deux, en me donnant le premier chapitre comme base de lecture. Après avoir lu celui du premier, j’ai attaqué celui du second. J’attends…)

 

30 novembre 2013