Une fois rentré, j’ai fumé une dernière cigarette en entamant Chronique japonaise de Nicolas Bouvier. Patrick m’en avait parlé dans l’après-midi. « Tu as lu Chronique japonaise ? » « Pas encore. J’attends d’avoir fini la mienne. » « Eh bien, tu as tort ! » étrange exclamation, presque comme un cri, qui a surpris tout le monde et où j'ai senti comme de la colère ; je crois qu'il n'est pas très bien dans sa peau en ce moment. Il m'a parlé avec enthousiasme de celui qu'il était en train de lire, recueil chez Biblio, je crois. Je lui ai promis de l’entamer aussitôt rentré. Ce que j’ai fait. J’en ai lu les premières pages, puis suis allé me coucher. Il était quatre heures. Je me suis levé à dix pour le reprendre au jardin après le petit déjeuner. Je m’attendais à un carnet de voyages, raison pour laquelle je l’avais mis de côté (mais pourquoi aurait-il une quelconque influence sur mes propres notes ? – quoique…). Il n’en est rien. J’en suis à une bonne centaine de pages et pour l’heure il ne s’agit que d’un historique, interrompu, cependant, à un moment donné, par une note concernant le « jardin sec » (qu'il appelle le « jardin des pierres ») au Ryoan-Ji, qu’il décrit et que j’ai sauté puisque je suis précisément à cet endroit de mon propre récit ; puis par une description d’un spectacle de no. Je l’ai refermé la mort dans l’âme pour me préparer au départ pour Loos-en-Gohelle.