Gros trou. Avant-hier, retour de l’appartement ; hier, puces, puis Emmaüs, Lidl (j’ai tiré mon nez) ; aujourd’hui, toute la journée passée à Bourg-en-Fer dans une allée qui sépare la mairie de la salle Malraux. Un « chapiteau » rectangulaire la protège, quelques tables alignées, une trentaine de vendeurs. Nous y étions passés en repérage hier. Le chapiteau nous avait rassurés car de la pluie avait été prévue. Puis il y avait une buvette. Nous sommes arrivés tôt, nous sommes installés et très vite nous avons su, désespoir de tous les vendeurs, qu’il n’y allait pas y avoir grand monde. En effet. Dans la salle se célébrait la vingt-et-unième journée de la biographie, quelques auteurs sortis de je ne sais où, des dédicaces, un cocktail. Les puces aux livres faisaient partie de la manifestation, mais nous avions droit au frais, à l’absence de lecteurs et, en milieu d’après-midi, à quelques gouttes de pluie. Mais l’un dans l’autre, ça n’a pas été une journée désagréable et « nous » (surtout Éléonore qui était dans son élément – je la regardais s’occuper du stand, bouger un livre, en remettre un autre, réagencer l’ensemble avec des airs de petite fille qui habille ses poupées, puis échanger quelques mots avec nos voisines, leur proposer son aide, répondre aux questions des acheteurs, les conseiller avec son plus beau sourire ; elle est merveilleuse ; c’est dans ces moments-là, libérée de tout souci, de toute contrainte, qu’elle est elle-même et irradie) avons fait une soixantaine d’euros (j’ai accepté le partage, car si je n’avais pas fait grand-chose durant la vente, j’avais tout de même passé quelques heures à préparer les boîtes, les caisses et les sacs : il n’y avait eu qu’à tout poser sur les tables). J’y ai lu Le rendez-vous de Venise de Philippe Beaussant. Ça commençait pourtant bien, c’était prometteur, et puis, assez vite, ça vire en eau de boudin, pour se terminer en catastrophe. C’est presque risible (dont le personnage de Sarah). Non, ça l’est tout à fait...