San Polo, une terrasse, des enfants jouent. Je me sens tout à coup épuisé, alors que j’ai à peine marché une heure (j’en fais dix fois plus dans les puces). Contrairement à ce que je pensais, il fait doux. J’ai ma veste et elle est presque de trop. J’ai rejoint Rialto par Cassian, suis passé Merceria San Salvador où je n’ai pas trouvé la moindre librairie ; par contre, celle de Calle dei Frabbri existe et je me demande si je n’y suis pas déjà entré. Je n’y ai pas trouvé Mr Gwyn, achat logique après Tre volte, et me suis rabattu sur Emmaus sans bien savoir de quoi il s’agissait. Comme autre but, j’avais en tête de retourner au pont où j’avais « rencontré » l’Anglais intéressé par les herboristeries ; en consultant le plan ce matin, je me suis rendu compte qu’il y avait un décalage avec les images qui m’en restaient et je n’ai pas trouvé le pont sur le site des « ponti veneziani ». Je serais ensuite allé prendre un café à San Barnaba. Sur la route, je me suis rendu compte que je fatiguais ; je me suis arrêté ici. (En sortant de la librairie dei Fabbri, j’ai pensé à celle de la calle del Paradisio, donnée par Internet, perpendiculaire à la Salizzada Lio, c’était à deux pas. Elle existe bien, mais il s’agit plutôt d’un bouquiniste spécialisé dans les ouvrages consacrés à Venise. J’ai ensuite repris Rialto – quelle foule –, puis Madonnetta.)

 

20 octobre 2014