Barthes aime Benveniste et dit pourquoi. J'aime Barthes et inutile de dire pourquoi. Dois-je aimer Benveniste parce que j'aime Barthes ?... Après cette première centaine de pages de lecture, je ne suis guère conquis. Mais « conquête » convient-il pour du texte qui, quoique clair, c'est vrai, n'en reste pas moins très technique : c'est du cours, de l'analyse pure et simple, dont l'intérêt, du reste, parfois, me laisse quelque peu sceptique, et perplexe (intérêt à mon niveau, bien sûr, mais en général aussi bien, ainsi certaines « petites bêtes » dont l'utilité de la traque ne me paraît pas toujours flagrante). Mais avançons encore (c'est à la lecture de tels textes que l'on se rend compte à quel point Barthes est autre, différent, unique)...

15 février 1994