Lorsque nous sommes allés chez Brunehilde et Rüdiger pour le mariage de Wim et Lena, ils nous avaient parlé de deux livres qui tenaient une place importante dans leur vie, dont l’un attaché à Venise. Elle avait inscrit les deux sur un morceau de papier. Il s’est trouvé dans mon portefeuille pendant quelque temps, puis je l’avais glissé dans le journal comme second marque-pages. Il y a quelques jours, alors que je le voyais comme chaque jour, et ne le voyais donc plus, j’y ai enfin porté mon attention et j’ai aussitôt passé commande des deux. J’ai reçu le premier hier, et le second aujourd’hui. Il s’agit de Fondamenta degli incurabili de Josef Brodsky, en italien (traduction pour traduction – Brodsky est russe et il l’a été écrit en russe – et puisqu’il s’agit d’un livre sur Venise, autant le lire en italien). Je l’ai entamé ce soir, devant la télé (un étonnant magicien anglais), à voix haute…

(Mais n’est-ce pas agli incurabili ?)

(Il y a deux minutes alors que j’écrivais les lignes précédentes, je me suis aperçu de la disparition du mot de Brunehilde ; je l’ai retrouvé plié en deux dans la poubelle du premier bureau. Il a regagné sa place entre ces pages – je remarque qu’il provient d’un bloc-notes publicitaire : sur le verso est inscrit « druckerzubehoer.de ».)

(J’ai vérifié : c’est bien agli : Fondamenta Zattere agli Incurabili.)

 

9 janvier 2013