Notes :

Certains livres, ou mots, nous mettent dans un état de vulnérabilité complet ; car ils éblouissent, engourdissent, éberluent, aveuglent ; c'est certainement pour cette vulnérabilité que l'on lit... Et si l'on écrit, c'est justement pour parvenir à contrôler cette vulnérabilité

(dont on se défend, mais à laquelle on se soumet corps et âme).

 

BASSESSES a cinq « s ». C'est beaucoup.

 

Il n'y a pas d'échange entre auteur et lecteur. Le lecteur doit être vulnérable, déshabillé ; l'auteur doit être le plus fort. Que peut donc ressentir un lecteur qui n'écrit pas, qui donc est à la merci totale de l'auteur ?

(donc de l'autre ; et il y a « AUTRE » dans « AUTEUR »)

 

11 janvier 1993